Les exploits des RS en 1973 : La Targa Florio 1973

2ème partie : la Targa Florio 1973

 3.1.3 Les autres Porsche :

En dehors de l'usine, des équipages privés ont engagés 11 Porsche :

Trois RSR donc, dont seulement deux authentiques: comme détaillé ci dessous :

 

La RSR portant le numéro 109 :

Elle était pilotée par l'équipe Guido Fossati / Angelo Mola.

Ce n'est probablement pas une vraie RSR, en particulier elle n'est pas mentionnée comme telle par Konradsheim page 317 de la nouvelle édition de la bible. Alors une RSR fabriquée par l'usine ou peut être un "sorcier" du genre Meznarie ou Almeras (ou leur homologue allemand) : pas à partir d'une auto de 1973, car elle a des grilles d'entrée d'air à l'avant chromée, pas une de 1972 parce qu'elle n'a pas de trappe à huile, alors peut être une de 1970 ou 1971. Pour les voitures préparées par l'usine la différence entre celles produites en 1970 et 1971 sont les suivantes :

  • pour les autos de 1970 le coupe batterie est à coté du clignotant gauche près de l'ouie d'aeration, alors que pour celle de 1971 le coupe batterie est près de l'essuie galce gauche.
  • les ailes avant des autos de 1970 sont plus large et en plastique renforcé.

Ce qui signifierait que la base était peut être une auto de 1970.

 

La RSR portant le numéro 112 :

Elle était pilotée par l'équipe F.Quist - Jurgen Zink. La "Bible" (page 317) précise qu'il s'agit du châssis  911 360 0636 une vrai M491, sortie en février 1973 en livrée "Viper Green" avec l'option 200 autobloquant.

Elle a été livrée neuve en Allemagne (code 115 : Hahnfellbach qui était un concessionnaire Porsche près de Stuttgart) et ensuite vendue à l'écurie de Max Moritz courant février/début mars 1973. Max Moritz était une de ces écuries privées qui limaient l'asphalte à l'époque et faisaient ce qu'elles pouvaient derrière les écuries d'usine. Dans ce cas il y avait aussi : les frères Kremer, Georg Loos (Gelo), John Fitzpatrick Racing, et bien d'autres.

Elle a ensuite été engagée à la course d'essais des 24 Heures du Mans qui a eu lieu le 1er avril 1973 (18eme, 1er en GT), puis à la Targa Florio le 18 mai suivant. La voici donc à la Targa Florio :

 

On la voit ici en compagnie de la RSR 659 au départ :

Elle n'a pas terminé la course, car elle s'est "payée" un arbre ! comme R8 dans Campo Felice. Les arbres de Sicile en voulaient aux RSR.

Après la Targa Florio elle devait réparée et engagée aux 24 heures du Mans, qu'elle ne devait pas finir pour abandonner sur un crash à la 9ème heure. La guigne .

 

La RSR portant le numéro 113

Elle était pilotée par l'équipe Peter Zbirden - Mario Ilotte.

Il s'agit du châssis 911 360 0659 une vrai M491, également sortie d'usine en février 1973, en une livrée "Yellow light", avec une option 220 (autobloquant) et une transmission spéciale de type Z-056.

La voici lors de la Targa Florio :

On la voit là aux contrôles techniques et administratifs lors de son arrivée à la Targa Florio (phot prise derrière les stands). Elle arbore le Numéro de course 53 qu'elle avait lors des 1000 km de SPA qui s'étaient courus le 6 mai, c'est à dire une semaine avant ! Elle a du venir de SPA par la route, vu l'état de son pare-choc.

Sur certaines photos on voit une caméra à l'intérieur. Ces photos ont probablement été prises aux essais. Le film qui a été pris à ce moment là est sur Youtube, en voici le lien :

https://m.youtube.com/watch?v=KUSmzCVVlDw.

Il est aussi monté tout à la fin du fameux reportage de la RTS à 21'et 15" et là il est de bien meilleure qualité :

https://www.rts.ch/archives/tv/sports/camera-sport/4605766-un-rallye-hors-normes.html#iframe-overlay

 

La RS portant le numéro 110 :

En dehors de ces trois RSR il y avait une 2.7 RS livrée neuve à la Targa Florio . Elle était pilotée par l'équipe Andrew Hedges / Dan Merguelies.

Il s'agit du châssis 0446, une M471, en Blanc Grand Prix (code 2201) munie d'un auto bloquant (option 220), conduite à droite, dont il se dit que, malgré son "country code" anglais, elle aurait été livrée neuve à la Targa Florio.



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Commentaires:

  1. Le document est détaillé, intéressant et l'auteur a fait des recherches approfondies.
    La Targa Florio illustre l'époque où les pilotes étaient des dieux et où l'automobile faisait rêver.

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