Les exploits des RS en 1973 : La Targa Florio 1973

2ème partie : la Targa Florio 1973

3.     La Course de 1973 :

3.1  Les forces en présence :

Le tableau des caractéristiques des voiture engagées montre bien le patchwork que représente la Targa Florio :

A lui seul, il résume aussi les enjeux d'une étape particulière du Championnat du Monde des Marques. Particulière parce que toute les autres étapes étaient organisées sur  pistes fermées, alors qu'ici il s'agit en fin de compte d'un rallye constitué d'une spéciale de 11 fois 72 km. Certes, il faut une voiture puissante et légère, des pilotes polyvalents (Vic Elford et Gérard Larousse en sont de bon exemples), mais aussi une suspension robuste et une mécanique endurante.

Alors toute la question était de savoir si les vrais prototypes à moins de 2Cv au Kg allaient tenir sur 792 km, face à ceux qui affichaient une puissance respectable entre 200 et 300 chevaux et un poids un peu supérieur. Tout compte fait, c'est un pari que les ingénieurs spécialisés en résistance des matériaux connaissent bien : "trop fort n'a jamais cassé" dit on au fond des bureaux d'étude, mais "trop fort" c'est trop cher et trop lourd leur répondent leurs ingénieurs d'affaire.

Parmi les "un peu puissantes" et "un peu plus lourd" il y avait les RSR et la Lancia Stratos. Comme par hasard, elles avaient commencé leur carrière en compétition en même temps au tour de Corse 1972, et comme par hasard elles allaient être bien placée à l'arrivée.



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Commentaires:

  1. Le document est détaillé, intéressant et l'auteur a fait des recherches approfondies.
    La Targa Florio illustre l'époque où les pilotes étaient des dieux et où l'automobile faisait rêver.

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