Les exploits des RS en 1973 : 24 h de Daytona 1973

1ère partie : les 24 heures de Daytona

2) Les Concurrents

On trouvera ici la liste des concurrents sous forme de tableau.

21) Les Prototypes

Parmi ces 6 autos, John Wyer présentait 2 Gulf Mirage M-6 motorisées par des Ford Cosworth DFV V8. John était bien connu à Daytona pour son association avec Porsche et ses 917 qui avaient gagné à Daytona en 1970 et 1971. Mais tout ceci était du passé.

 

John Wyer n'avait pas pour habitude de chronométrer lui même ses voitures, mais il avait bien sûr noté que les Mirage étaient plus rapides que les Matra - Photographie Gene Bussian

Le V-12 Weslake source de tant de déception pour John Wyer. Photographie Fred Lewis

 

John Wyer et son ingénieur et manager John Horsman espéraient bien pouvoir utiliser le moteur V-12 Weslake à Daytona, mais la boite de vitesse de la Mirage ainsi motorisée avait souffert de problèmes techniques lors d’une séance d’essais à Daytona en janvier 1973. De plus le moteur V-12 avait pris l’habitude désastreuse de ne pas repartir lors de ses arrêts au stand. Si bien qu’ils décidèrent de monter le « vieux » Coswoth DFV V-8, qui bien que développé 6 ans plus tôt avait au moins l’avantage d’être fiable. Ils avaient toutefois amené à Daytona une voiture dotée d’un moteur V-12 munie d’une boite modifiée, dans le but de la tester. Malheureusement le jeudi matin avant la course, après quelques tours seulement la voiture revint au stand avec une boite en surchauffe et sur le point de gripper. C’en était donc bien fini du V-12 pour cette course.

Restait alors à régler des problèmes de vibration du train avant des voitures munies du V-8.  En effet sur les bankings la carrosserie en fibre époxy de la Mirage vibrait énormément. Le problème fut résolu par l'ajout de renforts à l'avant, mais il résultait de tous ces ennuis que les Mirages n'étaient pas au point. Il fut déclaré aux journalistes présents  que les Mirages iraient "aussi lentement que possible, tout en espérant gagner".....

 

Plutôt que de rentrer en Angleterre, l'équipe Gulf Mirage était arrivée à Daytona fin janvier pour des séances d'essais et préparer les voitures en vue de la course dans des boxes loués à cet effet

La Mirage de Bell – Ganley en cours d'inspection. La voiture souffrait de vibration des panneaux avant qui ont nécessité des renforts en acier dont le poids grevait un peu plus une voiture déjà trop lourde. Crédit photo Louis Galanos.

La Mirage de Mike Hailwood – John Watson fut attardée par un certain nombre de problèmes techniques. Elle du abandonner sur rupture de suspension alors qu'elle se battait pour rattraper son retard. Photographie Louis Galanos. Howden Ganley conduit ici la Gulf Mirage M6 Ford qui termina les essais avec la pole position. La voiture devait être en tête le premier tour et très vite abandonner sur ennuis mécaniques. Photographie Ford Mortorsports History.

Le seul prototype français en course était une Matra-Simca MS670 motorisée avec le fameux V-12. Les pilotes en étaient : Francois Cevert, Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo (excusez du peu) . Tout le monde pensait que la Matra serait la plus rapide, mais elle ne se qualifia qu'en seconde position derrière la Gulf Mirage de Bell/Ganley.

La Mirage de Mike Hailwood et John Watson se qualifia en troisième position, suivie par une Lola T282 motorisée par un moteur Ford Cosworth menée par Reine Wisell, Jean-Louis Lafosse and Hughes de Fierlant.

La Lola, engagée par la Scuderia Filipinetti faisait ses grands débuts. Elle était arrivée aux USA sans moteur de rechange et non testée. En conséquence, il avait été demandé aux pilotes de ne pas forcer leur talent lors des 2 jours de qualifications !.

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Henri Pescarolo dans le stand Matra. Il allait piloter l'unique Matra MS670 avec Francois Cevert et Jean-Pierre Beltoise. La Matra était la seule équipée d'un 12 cylindre. Crédit photo A. Reeves. Le moteur de 3l / 12-cylindres 3-litre de la Matra à Daytona en 1973. Alors qu'elle était en tête au 267eme tour, la Matra devait abandonner sur ennui moteur (bielle). Matra a appris beaucoup sur cette course, et en fin de compte finira par résoudre un bon nombre de ses problèmes moteurs, pour gagner le Mans la même année.
La Matra-Simca MS670. Photographie Louis Galanos. La Ford Cosworth Lola T282 de Reine Wisell, Jean-Louise Lafosse et Hughes de Fierlant au stand. Comme les autres prototypes elle du abandonner. Photographie Louis Galanos.
Reine Wisell à bord de la Lola T282. Crédit photo Richard A. Reeves. Hugues de Fierlant à bord de la Lola T282. La voiture allait devoir abandonner au 281ème tour sur problème d'allumage. Crédit photo Fred Lewis

Pour terminer la liste des prototypes de 3 litres, deux vieilles Porsche 908 étaient engagées. L'une sponsorisée (908/3) par Lufthansa, engagée par Reinhold Joest  et pilotée par lui même, Mario Casoni et Paul Blancpain. Après bon nombre de péripéties "douanières" au port de Jaksonville, la voiture ne put participer au premier jour des essais (jeudi), et le vendredi, ayant pris feu, elle ne put se qualifier à la fin de la période d'essais officielle. L'autre Porsche 908 (908/2) était engagée par le canadien Harry Bytzek et pilotée par lui même, Rudy Bartling et Bert Kuehne. Ils se qualifièrent en 5ème position.

Paul Blancpain pilotant la Porsche 908/03. Les commissaires de courses exigèrent qu'une extension fut soudée au dessus de la barre de protection pour tenir compte de la grande taille de Paul Blancpain. Photographie Louis Galanos La même voiture (après rajout de l'extension) pilotée par Reinhold Joest. Photographie Louis Galanos La Porsche 908/02 qualifiée en 5ème position. Photographie Louis Galanos



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