Rallye du Portugal Historique

7 au 12 octobre 2013

Jean-Pierre FARAUT, un des membres du Club, a participé au dernier Rallye du Portugal Historique 2013 et nous donne ses impressions sur cette compétition.

On m’avait dit que le Portugal Historique était une affaire sérieuse, c’était vrai, mais plus encore que je ne l’imaginais. Un mot d’abord de la remarquable organisation par les pros de l’Automobile Club du Portugal, rompus à l’organisation du « grand » rallye.
Aussi bien pour l’épreuve elle-même, que pour les éléments périphériques, comme les départs, chronométrages, le rangement des voitures dans les parcs fermés, etc… Avec en plus la gentillesse et le sourire. De plus, une logistique bien agréable avec service de voitures à l’aéroport pour les étrangers, des hôtels 5* le soir, tous avec le garage des voitures dans leur enceinte ou à immédiate proximité, ce qui fait équilibre avec la difficulté du rallye.

Le Rallye lui-même est un événement exceptionnel. Soixante seize équipages venant principalement d’Espagne, de France, de Belgique et bien sûr du Portugal dont beaucoup ont déjà été aguerris par les années précédentes ou ayant une expérience des rallyes de compétition et des copilotes quasi-professionnels. Une vingtaine de Porsche, 911, 914, 944, mais une seule RS.
Le Portugal Historique bénéficie d’un environnement extrêmement favorable. Le pays, bien sûr, dans lequel nous avons parcouru 2.000 kilomètres, magnifique, mais aussi une population enthousiaste qui adore l’automobile et le montre, et une police qui aide les concurrents tout en assurant la sécurité. 
Sécurité, parlons-en, car le rallye est en routes ouvertes, avec 46 spéciales qui se succèdent à un rythme effréné, beaucoup d’entre elles dépassant des distances de 30 km, entrecoupées de liaisons à couvrir avec des horaires très serrés.

Mais la grande particularité du Rallye du Portugal Historique, qui est un rallye de régularité, est que les moyennes imposées sont - compte tenu des routes et des parcours - très élevées, et que en fait, c’est tout à fond. Les voitures souffrent un peu, une protection et un réglage un peu surélevé du châssis sont nécessaires. Une assistance même partagée est recommandée sans oublier des bidons d’essence pour les voitures gourmandes.
Malgré les routes ouvertes, la traversée des villages et la conduite sur les parcours aussi difficiles que tortueux se fait sans encombre grâce à une police très présente et aussi une population qui joue le jeu.

La course se répartissait sur 4 jours, incluant deux nuits (arrivée 23 h et arrivée 3h du matin) du mardi 8 octobre à vendredi 11 octobre avec 46 spéciales dont deux sur piste.
Nous sommes arrivés exténués et ravis. 76 concurrents au départ mais seulement … 43 à l’arrivée dont nous, mon fils Billy et moi, mal classés, mais arrivés sans trop de casse. Une fuite d’essence due à un choc sur une pierre nous a privés des deux dernières spéciales. On fera mieux la prochaine fois. Une expérience que je recommande.



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