911 Motorsport et Bruges, deux trésors belges

13 et 14 novembre 2013

911 Motorsport et Bruges, deux trésors belges

Avec ce voyage en Belgique, le Club inaugure une nouvelle forme de sortie et nous pouvons déjà dire que ces deux jours passés en Flandres nous ont donné envie de réitérer l'opération dès l'année prochaine.
La recette consiste à mixer la visite d'un lieu empreint de porschitude avec un lieu de tourisme, le tout en abandonnant les montures à l'écurie et en voyageant à plusieurs dans des autos normales (vous voyez, avec 4 portes ou plus, des sièges que les fabricants appellent fauteuils, entre amis avec nos femmes, les bagages et le GPS…).
Eh bien vous n'allez pas me croire, mais ces machines à rouler tombent en panne. La poisse pour le Chrysler Voyager qui est resté immobilisé 3 heures dans une station-service sur l'autoroute près de Mechelen.
Enfin la vingtaine de participants se retrouvent au restaurant et se remettent en ligne avec une bonne bière (je vous confirme que la bière belge est "top"). Notre hôte nous accueille dans sa maison, plutôt dans sa collection, car vous l'avez deviné le fameux lieu empreint de porschitude est en fait occupé par un fabuleux troupeau de Porsche dans un état proche du neuf. On commence par le tracteur rouge bien connu et on termine par le rarissime Cayenne de la "Transsibérienne". Entre les deux on découvre tout d'abord des 911 Classic, très bien faites, pour le fun, la piste, en un mot des outlaws pour le plaisir.

911 SCRS

Deux autos attirent nos pas, nous sommes en présence de deux SCRS groupe B historiques (20 furent construites), celle de Snijers qui remporta le championnat belge des rallyes en 1984 et celle de Droogmans qui fit second.
A peine remis, on butte sur un petit camion siglé Porsche transportant une formule V. Pour rejoindre une sublime 2.5 ST, on fait un stop devant une exotique 2.0 – elle a vécu en Ethiopie et bien sûr possède un historique à faire pâlir Waldegard lui-même.

Carrera 2.8 RSR

Déjà une des reines du lieu attire notre regard, cette fascinante 2.8 RSR, je la connais pour l'avoir admirée à Reims durant les 40 ans de la 2.7 RS. On peut découvrir son impressionnant historique dans le registre du Club. Derrière l'auto on peut apercevoir une quinzaine de Porsche sur deux niveaux, toutes plus rares les unes que les autres. La "galerie" commence avec la CTR de Ruf et se termine avec une 2.7 de la Gendarmerie Nationale. Entre ces deux curiosités, une 924 Carrera GTS Club Sport, une 996 GT 3 RS, etc. etc.

Carrera 2.7 RS M 471

On arrive à bout de souffle devant une des plus belles 2.7 RS du monde : Lightweight, peinture d'origine, après 40 ans comme sortie d'usine. L'étagère qui expose les prix et les coupes remportés par la belle a bien du mal à supporter leur poids, World Meeting, 40 ans à Reims, Zoute Concours d'Elégance pour les trois dernières consécrations.

Carrera 3.0 RS

Une autre blanc Grand Prix (un cliché en noir et blanc ce n'est pas mal non plus), mais cette fois en version 3.0 RS, exceptionnelle, splendide, le châssis 9047, une des 55 construites par l'usine (les 54 autres furent produites sous la version 3.0 RSR).

Au moment de prendre congé, un des participants dit à notre hôte :

- Je n'ai pas vu de 911 R et de 3.0 RSR, elles manquent à votre collection ...
- Pas du tout répondit-il, je viens juste de les prêter au musée Porsche à Stuttgart.

Rideau, standing ovations…

Nous avons fini nos verres et pris la route de Bruges, un peu estourbis par tant de merveilles et je vous prie de croire que les commentaires sur les bijoux de la collection nous ont tenu en éveil pendant tout le voyage.
Le lendemain, après une excellente nuit au De Médici, nous sommes partis visiter Bruges à pied. La ville appartient à ces rares endroits qui mettent tous vos sens en éveil, en un mot qui vous séduisent.

Après les surprises offertes par la visite de la veille, les aspects culturels, artistiques, cosmopolites de ce haut lieu médiéval nous ont conquis. Comment ne pas tomber désespérément amoureux de ces ruelles, de ses canaux riches en mystères, du charme et de la discrète élégance de la cité flamande, un peu à nous en ce mois de novembre, car désertée de ses habituels flots de touristes.

Pour le groupe, le seul regret fut son départ en fin de journée de cet endroit magique, avec comme seule idée, l'espoir d'y revenir très vite tout en souhaitant secrètement reprendre la route qui passe par la fabuleuse "caisse à jouets" de 911 Motorsport.



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