Aïoli Express 11 au 14 octobre 2018

La route des lumières

Arrivée au château de Roussan

Retrouvailles

Une belle rencontre improvisée avec David Sevieri ("Le Garage" à Saint Rémy de Provence) et une de ses réalisations, une 3.0 Gr.3

Préparatifs

Les RS piaffent devant le château de Roussan

Il n’y a que le XVIIIème pour offrir une aussi charmante demeure, où l’étape de départ a élu domicile. Par un matin brumeux d’octobre qui laisse deviner la clarté du ciel et le soleil des belles journées que nous réserve la Provence à cette saison, la meute des autos de l’Aïoli Express escalade le Val d’Enfer après avoir quitté le château de Roussan. 

Château des Baux

 Tout en haut du Val d’Enfer, la découverte du panorama des Alpilles est à couper le souffle, d’autant que le château des Baux s’étale sous nos pieds.

Puis le parcours traverse rapidement une partie des Alpilles, l’un des massifs majeurs de Provence barrant la vallée du Rhône. Nous avons rendez-vous à Gargas avec un membre du Club en fin de matinée et il est question d’être à l’heure !

Régis Mathieu devant un lustre Palmier de J. Hoffmann (collection Régis Mathieu)

Présentation d'un projet pour un maharadja

Régis Mathieu dans son 'antre' de créateur

Effectivement Régis Mathieu nous attend dans ses ateliers pour nous entraîner dans un univers de lumière où ce créateur / restaurateur / collectionneur règne sur les merveilles que sont les lustres qu’il a su réinventer et remettre au gout du jour.

Lustre Méduse (création Régis Mathieu)

Lustre Oursin (création Régis Mathieu)

Lustre Orbite (création Régis Mathieu)

Pendant deux heures, il nous raconte l’histoire des lustres à travers les siècles et nous  fait prendre conscience de leur place centrale dans les demeures royales comme de l’intérêt historique et esthétique de ces sculptures de lumière.  
Aujourd’hui, avec le talent et la créativité de Régis Mathieu, le lustre reprend toute sa place d’œuvre d’art dans les arts décoratifs contemporains. 

Sous les platanes du domaine des Andéols

Pendant ce temps nos autos font une petite sieste

Après avoir déjeuné sous les platanes dans le somptueux domaine des Andéols en compagnie d’Hélène et Régis Mathieu, nous avons refermé cette parenthèse de lumière hors du temps pour reprendre la route qui traverse le parc national du Lubéron. Route pas trop bien pavée sur quelques kilomètres, où quelques participants jardinent à cause d’un road book papier ‘calamiteux’ qui nous démontre une fois de plus qu’en cas de perte de navigation sur le Tripy, le calamiteux en question ne sert à rien, surtout si on n’a pas pris la précaution d’acquérir la carte Michelin. (Cette critique s’adresse à l’auteur de ces lignes, qui tentera de faire mieux la prochaine fois et qui n’hésite pas à s’auto flageller…)

Le selfie du lac d'Espéron

Le lac d’Espéron est l’endroit parfait pour commencer à découvrir les Gorges du Verdon.

Lac de Sainte Croix en fin d'après-midi

Le même lac au crépuscule

L’étape du soir à l’auberge de Salles sur Verdon nous offre un point de vue et un coucher de soleil uniques. 

Papotages et séchage de linge...

Au petit matin le clan des ''outlaws" du Club se regroupe avant d'attaquer la "grôôôsse journée de l'Aïoli Express".

Les Gorges du Verdon, rive droite

Le lendemain, de bonne heure et de bonne humeur, nous attaquons les fameuses Gorges. Ce canyon, le plus grand d’Europe, parfois profond de 700 m, offre des paysages exceptionnels. Notamment la Corniche Sublime qui nous laisse bouche bée.

Coulée de brume baignée de soleil

Le ciel bleu éclatant est parfois totalement masqué par la brume du matin et nous roulons, en fonction de l’altitude, entourés de nuage ou baignés de lumière.

Sortie de la brume. Clue de Carejuan

Le sourire est de rigueur, même dans le brouillard

Le ''maritime'' rejoint le bleu

Heureux d'être là

Jacqueline, co-organisatrice, a apprécié l'Aïoli et le petit verre qui l'accompagne (avec modération)

Le midi dans la bonne ville de Forcalquier,  nous célébrons le nom du rallye par un délicieux aïoli après avoir pris le soleil sur la terrasse de la Bastide, un cocktail de fruit à la main.

Une robe rarissime pour cette 964 rs argent Zermatt dans la lumière du ciel de Provence.

Le dévaloir de la Nesque

Nous reprenons la route pour atteindre Sault, dévaler les magnifiques Gorges de la Nesque et, par Sainte Colombe, attaquer les pentes du Ventoux par la face sud, celle qui passe par le chalet Reynard.

Le sommet du Ventoux, dû à son isolement par rapport aux autres massifs, donne l'impression de planer au dessus de la région

J’ai escaladé une multitude de fois (rassurez vous, toujours en voiture) le ‘’Géant de Provence’’ et je dois dire que je ne m’en suis jamais lassé tant son climat est changeant, toujours contrasté avec les plaines et les plateaux qui l’entourent. Son ascension permet de découvrir un panorama allant des Alpes à l’Ardèche, d’Orange à Avignon et le spectacle est différent selon l’heure, la saison, la présence ou non du mistral.

964 rs entre ciel et terre

Ces canards volent-ils ?

Cette fois ci, c’est grand beau temps sur le 'Mont Chauve', soleil sur ciel d’un bleu clair lumineux. Mais le froid est de rigueur comme pour chaque visite que je lui ai faite.

Les Dentelles vues du petit chemin de Sainte Suzette

Nous nous réchauffons dans la descente sur Malaucène, et la petite boucle sur la minuscule route de Sainte Suzette nous accorde une vue imprenable sur les dentelles de Montmirail.

Cour intérieure du château de Massillan

Nous avons avalé depuis ce matin 316 km et l’arrivée à Uchaux au château de Massillan est un pur bonheur. Hôtel-restaurant de charme en plein cœur des Côtes-du-Rhône, imprégné par la beauté et la poésie du paysage, cet établissement vaut le détour…

Le lac du parc du château de Massillan

Le château du 11ème siècle est entouré de bâtiments modernes, confortables, et d’un jardin de rêve. Sans faire de concurrence à Trip Advisor, le château de Massillan est une étape idéale dans la région.

Le matin suivant, cap à l’est sur Nyons pour un arrêt gustatif à la coopérative spécialisée dans l'huile d’olive de tanche, une variété d'olive spécifique à cette région. Puis, par le défilé de Trente Pas, nous avons effleuré la région des Baronnies qui à elle seule mériterait une visite de plusieurs jours. Après un détour dans les ruelles de la cité de Taulignan, l’Aïoli Express termine sa course à Grignan à la Ferme Chapouton, où après un déjeuner léger et sympathique nous nous sommes dispersés pour rejoindre nos pénates respectives. Un seul regret en tant qu’organisateur amoureux de la Provence : avoir survolé trop vite le sujet qui possède tant de richesses méritant de s’attarder à son rythme. Mais, au fait, le nom de cette balade n’est-il pas "l’Aïoli Express" ?…

Mes remerciements vont à Hélène et Régis Mathieu qui ont pris le temps de nous accueillir, et à Régis pour nous avoir, avec brio, fait pénétrer sa lumière et comprendre son univers.
Ils vont aussi à Jacqueline et Alain Néel, les co-organisateurs, et à Alain pour avoir réussi, à son premier essai, un parfait tracé sur Tripy.
Ils vont à l’indulgence des participants pour les imperfections qui ont pu se glisser dans la préparation de cet Aïoli Express.
Enfin, ils vont à Joël  Goyer qui a réalisé de magnifiques photos prises dans les Gorges du Verdon.
Pour ma part, j'ai adoré co-organiser et participer à ce rallye et souhaite que le souvenir des lumières de Provence éclairera les griseries de l'hiver à venir.



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